11 avril 2010

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28 février 2010

Madeleine Ferron (1922-2010)

Madeleine Ferron (1922-2010, photo Radio-Canada)Madeleine Ferron, celle que son frère aîné, l'écrivain-médecin Jacques Ferron, avait affectueusement surnommée Merluche, Merluchette et même la Mère Luche, est décédée à l'âge de 87 ans. C'est ainsi qu'il l'appelait dans les centaines de lettres qu'il lui a écrites pendant plus de cinquante ans. (Photo Radio-Canada)

Écrivaine, essayiste, nouvelliste, femme engagée, elle a publié trois romans, La fin des loups-garous, Le baron écarlate, Sur le chemin Craig, et des recueils de nouvelles comme Le chemin des dames, Cœur de sucre et Histoires édifiantes.

Madeleine Ferron, Quand le peuple fait sa loi (HMH)Passionnée par le patrimoine et la culture populaire, elle a aussi écrit avec son conjoint, le juge Robert Cliche (1921-1978) , deux essais importants sur la culture de la Beauce: Les Beaucerons, ces insoumis : petite histoire de la Beauce et Quand le peuple fait la loi (Hurtubise/HMH). En 1993, elle a consacré un récit biographique à sa mère, Adrienne Caron, Adrienne, une saga familiale (Boréal).

Comme son frère médecin, Madeleine Ferron a publié plusieurs textes dans L'Information médicale et paramédicale et dans plusieurs autres périodiques. On peut consulter sa bibliographie complète établie par Danielle-Claude Bélanger sur le site de l'UQAM.

Avec Madeleine Ferron disparaît la dernière enfant du notaire Joseph-Alphonse Ferron et d'Adrienne Caron.
Originaires de Louiseville, les membres de cette famille auront tous contribué à la culture et à la société québécoise. En plus des œuvres et de l'engagement de Madeleine Ferron, Jacques Ferron (1921-1985), médecin et homme politique a laissé une œuvre riche et essentielle; Marcelle Ferron (1924-2001), signataire du Refus global, a marqué l'évolution de la peinture et l'intégration des arts dans les lieux publics; humaniste engagé, Paul Ferron (1926-2007) a pratiqué la médecine toute sa vie avec son frère dans les quartiers populaires de Ville Jacques-Cartier (Longueuil); Thérèse Ferron (1927-1968) avait commencé une carrière d'écrivain et de journaliste.

Dans Laisse courir ta plume. Lettres [de Jacques Ferron] à ses sœurs (1933-1945), on peut découvrir l'étroite relation qui unissait les membres du "clan Ferron". Marcel Olscamp et Lucie Joubert préparent d'ailleurs l'édition de la correspondance complète entre Jacques et Madeleine Ferron augmentée des nombreuses lettres échangées par les deux beaux-frères, l'ancien militant du NPD Robert Cliche et l'Éminence de la Grande Corne du parti Rhinocéros Jacques Ferron.

Madeleine Ferron, l'insoumisePour mieux connaître la vie et l'œuvre de Madeleine Ferron, on peut lire l'essai biographique Madeleine Ferron, l'insoumise de Bernard Beauchemin, André Garant, Raymonde Labbé et Gervais Lajoie qui vient de paraître avec une préface de Laurent Laplante.

On peut aussi consulter le site de l'
Union des écrivaines et des écrivains du Québec

Deux textes publiés dans Cyberpresse pour lui rendre hommage: Madeleine Ferron, l'insoumise et
Un legs épistolaire volumineux.

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07 mai 2009

Vernissage de l'exposition "J'écris Jacques Ferron au milieu de la médecine"

Vernissage de l'exposition « J'écris Jacques Ferron au milieu de la médecine », présentée à l'Hôpital Louis-H. Lafontaine, 4 mai 2009 (photo Marcel Bélisle

Vernissage de l'exposition « J'écris Jacques Ferron au milieu de la médecine », présentée à l'Hôpital Louis-H. Lafontaine, 4 mai 2009 (photo Marcel Bélisle

Lundi dernier, le vernissage de l'exposition « J'écris Jacques Ferron au milieu de la médecine », présentée à l'Hôpital Louis-H. Lafontaine, a connu un franc succès. Plus de soixante-dix personnes y ont assisté. La comédienne Sylvie Drapeau a aussi fait une lecture émouvante de « La sorgne », un texte de Ferron consacré à Céline, une jeune femme mutique.

Au centre de l'installation, il y a sept grandes bannières dédiées aux femmes que Ferron a rencontrées à Saint-Jean-de-Dieu, ainsi qu'aux Soeurs hospitalières et à Claude Gauvreau, Louis Riel et Émile Nelligan qui ont tout trois été internés dans cette institution. Rehaussées par des oeuvres du centre Les Impatients, les bannières conçues par Irène Ellenberger mettent les extraits des textes de Ferron artistiquement en valeur.

En noir et blanc, il y a aussi un grand mur consacré à l'imagination du docteur Adacanabran, le dernier personnage de médecin inventé par Ferron dans La conférence inachevée.

Deux corridors (que l'on ne voit pas sur les photos) mènent à cette salle. On y trouve de nombreux documents qui permettre de comprendre le contexte des années 1970-1971 pendant lesquelles Ferron a pratiqué la médecine à Saint-Jean-de-Dieu.

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01 mai 2009

Invitation: exposition sur Jacques Ferron à l'Hôpital Louis-H. Lafontaine


Dans le cadre de la Semaine nationale de la santé mentale, l'Hôpital Louis-H. Lafontaine (anciennement Saint-Jean-de-Dieu) présente, en collaboration la Société des amis de Jacques Ferron, l'exposition « J'écris Jacques Ferron au milieu de la médecine », du 4 au 10 mai 2009.
C'est à l'initiative du psychiatre Pierre Migneault que Jacques Ferron « retournera » ainsi dans un des hauts-lieux de son oeuvre. Ce sont deux expériences de travail du médecin au Mont-Providence (aujourd'hui l'hôpital Rivières-des-Prairies) puis à Saint-de-Dieu (devenu Louis-H. Lafontaine) qui ont inspiré à l'écrivain des oeuvres importantes: Les roses sauvages, L'amélanchier, La conférence inachevée. Sans oublier, sa grande oeuvre inachevée, « Le pas de Gamelin » consacrée à la « folie et ses cantons ».
Pour d'autres informations, consulter le site de Louis-H. Lafontaine: http://www.hlhl.qc.ca/
Au plaisir de vous y rencontrer,

Luc Gauvreau, secrétaire
Société des amis de Jacques Ferron

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