Ginette Michaud se mérite le Prix Jean-Éthier Blais 2006

La Fondation Lionel-Groulx vient d'annoncer que le 10e prix de critique littéraire Jean-Éthier-Blais a été attribué à madame Ginette Michaud pour son ouvrage Ferron post-scriptum, paru chez Lanctôt éditeur.
Dans le communiqué, le jury précise que, "écrits dans une langue souple et élégante, ces essais soulignent avec bonheur toute la richesse de l'oeuvre de Jacques Ferron et ouvrent de nouvelles perspectives dont on sent que Ginette Michaud poursuivra l'exploration attentive et passionnée.»
Au nom de tous les membres de la Société des amis de Jacques Ferron, j'aimerais transmettre à madame Michaud mes plus sincères félicitations pour ce prix, ainsi que pour l'attachement qu'elle témoigne pour l'oeuvre de Jacques Ferron depuis de nombreuses années. (LG)
Libellés : Ferron post scriptum, Fondation Lionel-Groulx, Ginette Michaud, Lanctôt éditeur
Lancement des "Chroniques littéraires"
Ginette Michaud, Luc Gauvreau et Lanctôt éditeur vous invitent au lancement des Chroniques littéraires de Jacques Ferron.
Jeudi, 6 avril à 17h00
Bar Planète Libre
812, rue Rachel Est (près de Saint-Hubert)
Montréal
160 textes publiés dans Le Petit Journal, Le Maclean, Livre d'ici, Le Devoir, Parti Pris, Québec Presse...Savant critique du "milieu", Ferron trace dans ces textes qui s'échelonnent sur vingt ans un portrait aussi caustique qu'éclairant du petit monde littéraire québécois et de ses cercles, institutions naissantes, maisons d'édition, prix et mondanités.
Lanctôt éditeur, cahier Jacques-Ferron, no 14, 642 pages. Libellés : Chroniques littéraires, Ginette Michaud, Lanctôt éditeur, Luc Gauvreau
Lecture de "La Nuit" à la librarie Raffin

Vendredi 7 avril, à 21h00
Lecture de La nuit de Jacques Ferron
par
Benoît Girard et Monique Joly
Librairie Raffin, 3 rue de la Commune
(au coin du boul. Saint-Laurent, Montréal)
Informations : (514) 393-4343
gratuit
Libellés : Année-hommage, La Nuit, Lanctôt éditeur
Le retour de "La nuit"
La réédition d'un classique, paru il y a quarante ans. Une fugue, un "voyage au bout de la nuit québécoise", où le grand talent de conteur de Jacques Ferron prend son véritable envol.
"La nuit de Ferron fut pour moi comme une morsure soudaine, franche, semblable à celle qu'un rêve puissant fait dans le sommeil d'un dormeur et le force à sortir de son inconscience. Pour paraphraser Jacques Ferron alias François Ménard, je dirai que leur Nuit m'a révélé que "la littérature se dissimule derrière la réalité".
À La nuit de Ferron, on ne demande pas : "Pince-moi pour que je sache que je ne rêve pas", mais plutôt : "Mord-moi pour que je rêve et lise pour toujours". (Extrait de la préface de Luc Gauvreau)
Jacques Ferron, La Nuit, préface de Luc Gauvreau, Outremont, Lanctôt éditeur, PCL/petite collection lanctôt, 2005, 130 p. Libellés : La Nuit, Lanctôt éditeur, Réédition
Ferron, Major et Baillargeon: des lettres et des écrivains
Deux nouveaux cahiers Jacques-Ferron, toujours aussi superbement édités par Lanctôt éditeur, nous font découvrir d'autres correspondants de Ferron: un ami Brébeuvois, l'écrivain Pierre Baillargeon, et un camarade de la revue Parti pris, l'écrivain André Major.
Au Salon du livre, André Major disait que Ferron répondait "obliquement" aux lettres qu'il lui envoyait, comme s'il avait toujours une oeuvre derrière la tête... ou devant lui. À nous maintenant de découvrir "l'écrivain oblique".
Jacques Ferron et Pierre Baillargeon, Tenir boutique d’esprit. Correspondance et autres textes (1941-1965), édition préparée par Marcel Olscamp et présentée par Jean-Pierre Boucher, Lanctôt éditeur, Cahiers Jacques-Ferron, no 11, 2004, 146 p.
"Votre personnage m’importe, mais m’importe davantage le rôle, que je vous ai confié, sans que vous l’ayez recherché, d’être au-dessus de moi et d’être aussi mon maître. Il m’en faut au moins un; vous êtes encore le seul, ici au pays, qui gardiez le pas sur mon irrévérence. Si vous partez, vous ne laissez que farce derrière vous et je ne suis plus qu’un brigand tout cru. (Jacques Ferron, 07/06/48)
[…] je sais l’estime et l’amitié que tu gardes à tes anciens maîtres. Et tout ce paragraphe doit te faire prévoir quelle réception on fera à tes contes. Et tandis que je t’écris ces belles choses, les poules qui marchent en hochant la tête, m’approuvent toutes. Le chien se gratte la tête, mais il a des puces : au fond, il est de mon avis. Dépêche-toi de me contredire, mon cher Jacques." (Pierre Baillargeon, [août 1948])
Jacques Ferron et André Major,
"Nous ferons nos comptes plus tard...". Correspondance (1962-1983), édition préparée par Lucie Hotte et présentée par André Major, Lanctôt éditeur, Cahiers Jacques-Ferron, no 12, 2004, 126 p.
"André Major, alors secrétaire aux Éditions du Jour, écrit un jour de mars 1962 au docteur Jacques Ferron, qu’il a déjà rencontré à quelques reprises, et un dialogue s’engage qui se poursuivra deux décennies durant. L’écrivain de vingt ans commence d’abord par s’affirmer d’une manière un peu juvénile pour ne pas trop montrer l’admiration qu’il voue à son aîné, puis une sorte de connivence fraternelle s’insinue dans leurs échanges où, peu à peu, apparaissent des personnages marquants des années soixante et soixante-dix, période qui verra une nouvelle génération d’écrivains s’imposer autour de la revue Parti pris, tandis qu’une première vague terroriste mettra à dure épreuve une révolution prétendument tranquille." (Extrait de la présentation)
Libellés : André Major, Correspondances, Lanctôt éditeur, Pierre Baillargeon
L'Éminence de la Grande Corne du Parti Rhinocéros
À l'approche du quarantième anniversaire de la fondation du parti de la dérision, le dixième Cahier Jacques-Ferron regroupe toutes les interventions politiques et littéraires de l'Éminence de la Grande Corne.
"À l'automne 1963, Jacques Ferron fonde, avec des membres de sa famille et quelques amis, le Parti Rhinocéros, parti fédéral de la dérision. Au cours des décennies suivantes, Ferron se servira librement de cette organisation marginale pour mener, sous le nom d'Éminence de la Grande Corne, une véritable "guérilla intellectuelle" et poursuivre ses "escarmouches" contre plusieurs figures, grandes et petites, de la politique québécoise et canadienne.
Réunis pour la première fois et présentés par Martin Jalbert, les textes du présent cahier peuvent être placés sous la figure tutélaire du Rhinocéros. Preuve singulière d'un engagement à la fois saugrenu et profond, ils n'ont pas qu'une valeur d'ordre historique : ils témoignent du regard unique que l'écrivain pose sur la politique." (Martin Jalbert)Libellés : Lanctôt éditeur, Martin Jalbert, Éminence de la Grande Corne