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Présentation
Jacques Ferron

Les 7 vitrines

I. Visages de l'écriture
II. Jérôme Salvarsan
III. Aux sources de
L'amélanchier

IV. L'atelier du
Salut de l'Irlande

V. Le canon français
VI. Lecteur et
critique littéraire

VII. La vie des lettres

Liste des documents
Liens | Crédits

Site Jacques Ferron

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Bibliothèque nationale du Québec


Jacques Ferron (1921-1985)

gif_40.gif (807 octets)Jacques Ferron naît le 20 janvier 1921 à Louiseville dans le comté de Maskinongé. Fils du notaire Joseph-Alphonse Ferron et d’Adrienne Caron, son enfance est marquée par la tuberculose de sa mère, qui en mourra en 1931. Après un séjour au Jardin de l'Enfance de Trois-Rivières dirigé par les Ursulines, il fait son cours classique au Collège Brébeuf où il apprécie l'enseignement du père Robert Bernier. Il y rencontre Pierre Baillargeon, Pierre Vadeboncoeur, Pierre Laporte et Pierre Elliott Trudeau.
gif_40.gif (807 octets)À l'Université Laval, il étudie la médecine: “ ce sera le médecin qui entretiendra l'écrivain. Je serai mon propre mécène ”. Enrôlé dans l'armée canadienne, il visite le Canada, d’Halifax à Vancouver. Renonçant à une carrière en milieu urbain, il s'installe pour deux ans à Rivière-Madeleine en Gaspésie. En 1949, il s'établit à Ville Jacques-Cartier sur la Rive-Sud de Montréal et ouvre avec son frère Paul un cabinet de consultation. Il est consterné par la piètre qualité de la langue de Montréal et constate que le français se détériore au contact de l’anglais.
gif_40.gif (807 octets)Pacifiste et socialiste, il côtoie les opposants au régime duplessiste et les futurs animateurs du mouvement indépendantiste. Par l'intermédiaire de sa sœur Marcelle Ferron, il rencontre Paul-Émile Borduas et les Automatistes. Ses historiettes et ses lettres aux journaux se multiplient. Il entretient de nombreuses relations épistolaires, dont une fort importante avec sa sœur, l’écrivaine Madeleine Ferron. En 1962, ses Contes connaissent un grand succès: “ je suis le dernier d'une tradition orale, et le premier de la transposition écrite. ”
gif_40.gif (807 octets)Critiques favorables, prix littéraires : la décennie soixante consacre l'écrivain Jacques Ferron. Mais entre l'écrivain et le chef du Parti Rhinocéros, une sorte de malentendu s’installe: “  “Ah! vous nous faites rire ”, et parce qu'ils riaient, j'ai eu droit à un laissez-passer d'humoriste. Je m'en suis beaucoup servi pour aller à ma guise. ” Au début des années soixante-dix, après deux expériences en sa qualité de médecin dans des hôpitaux psychiatriques et une crise personnelle assez grave, il comprend “ que la politique [est] secondaire et que prim[e] le rapport du moi et des autres. ”
gif_40.gif (807 octets)Ferron se consacre alors à un grand livre sur la folie, Le pas de Gamelin, projet qui restera inachevé mais d'où sortiront ses derniers livres et ses “ contes d'adieu ”, La conférence inachevée. “ Faiseur de contes ”, Ferron laisse une œuvre imposante par sa variété, complexe et “ mineure ”, aurait-il ajouté, de celles qui nourrissent les autres.

Repères bio-bibliographiques

  • 1921 20 janvier, naissance à Louiseville de Jean-Jacques Ferron
  • 1931 Mort d’Adrienne Caron, mère de Jean-Jacques
  • 1941-1945 Études de médecine à l'Université Laval
  • 1946 Début d'un séjour de deux ans comme médecin à Rivière-Madeleine (Gaspésie)
  • 1947 Mort du notaire Joseph-Alphonse Ferron, père de Jean-Jacques
  • 1949 L'ogre (théâtre)
  • 1951 La barbe de François Hertel (récit)
  • 1955 Début de la chronique “ Historiette ” dans L'Information médicale et paramédicale
  • 1956 Le dodu ou Le prix du bonheur (théâtre) ; Tante Élise ou Le prix de l'amour (théâtre)
  • 1957 Le cheval de Don Juan (théâtre)
  • 1958 Candidat du Parti social démocrate ; Les grands soleils (théâtre) ; Le licou (théâtre)
  • 1962 Prix du Gouverneur général pour les Contes du pays incertain ; Cotnoir (récit)
  • 1963 Création du Parti Rhinocéros ; début de la collaboration à la revue Parti pris; La tête du roi (théâtre) ; Cazou ou Le prix de la virginité (théâtre); Prix du Gouverneur général pour les Contes du pays incertain
  • 1964 Contes anglais et autres
  • 1965 La nuit (roman)
  • 1966 Candidat du Rassemblement pour l'Indépendance nationale ; médecin à l’hôpital psychiatrique du Mont-Providence ; Papa Boss (récit)
  • 1968 Contes, édition intégrale ; La charrette (roman) ; Théâtre 1
  • 1969 Chronique littéraire dans Le Petit Journal ; adhésion au Parti québécois ; Historiettes ; Le ciel de Québec (roman)
  • 1970 Omnipraticien à l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu (Louis-Hippolyte-Lafontaine) ; médiateur lors de la crise d'Octobre ; L'Amélanchier (roman) ; Le salut de l'Irlande (roman)
  • 1971 Les roses sauvages (roman)
  • 1972 Prix Duvernay pour l'ensemble de son œuvre ; La chaise du maréchal ferrant (roman) ; Le Saint-Élias (roman) ; Les confitures de coings et autres textes (récits)
  • 1973 Voyage en Pologne ; Du fond de mon arrière-cuisine (essais)
  • 1975 Théâtre 2 ; Escarmouches. La longue passe (historiettes)
  • 1977 Prix David pour l'ensemble de son œuvre
  • 1980 Membre fondateur du Regroupement des écrivains pour le OUI ; Gaspé-Mattempa (récit)
  • 1981 Membre d'honneur de l'Union des écrivains québécois ; Rosaire précédé de L'Exécution de Maski (récits)
  • 1985 Mort de Jacques Ferron à l'âge de 65 ans ; Les lettres aux journaux
  • 1987 La conférence inachevée. Le pas de Gamelin et autres récit
  • 1988 Le désarroi. Correspondance avec Julien Bigras
  • 1990 Une amitié bien particulière. Lettres de Jacques Ferron à John Grube
  • 1991 Le contentieux de l'Acadie (essais et historiettes)
  • 1992 “ Présences de Jacques Ferron ”, premier colloque consacré à son œuvre (Université McGill) ; fondation de la Société des amis de Jacques Ferron
  • 1993 Les pièces radiophonique
  • 1995 L’Autre Ferron (études, extraits de correspondances et textes inédits) ; colloque “ Le premier Ferron ” (64e Congrès de l’Acfas, Université McGill)
  • 1997 Création par le groupe de recherche Jacques Ferron inédit: la succession de l’œuvre, enjeux et perspectives des “ Cahiers Jacques-Ferron ” avec la collaboration de Lanctôt éditeur; Papiers intimes. Fragments d’un roman familial: lettres, historiettes et autres textes; Par la porte d’en arrière (entretiens avec Pierre L’Hérault)
  • 1998 Laisse courir ta plume. Lettres à ses soeurs (1933-1945) ; lancement du site internet Jacques Ferron, écrivain
  • 2000 Autour des commencements suivi de Les rats (théâtre); Textes épars I (1938-1959); Vous blaguez sûrement... (correspondace de Jacques Ferron et François Hébert)

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Pour plus d'informations, consultez le site «Jacques Ferron, écrivain».

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