 Présentation
Jacques Ferron
Les 7 vitrines
I. Visages de l'écriture
II. Jérôme Salvarsan
III. Aux sources de
L'amélanchier
IV. L'atelier du
Salut de l'Irlande
V. Le canon français
VI. Lecteur et
critique littéraire
VII. La vie des lettres
Liste des documents
Liens | Crédits
Site Jacques Ferron

Bibliothèque nationale du Québec
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III. Aux sources de LAmélanchier
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Ce
récit merveilleux de lenfance de la jeune narratrice Tinamer De Portanqueu, vécue
entre le bon et le mauvais côté de choses , est avec Les
roses sauvages le roman le plus populaire de Ferron. Ce retour aux moments fondateurs
de lenfance démontre bien limportance quaccordait Ferron au foyer et à
lhistoire familiale, et témoigne de la manière dont Ferron se réappropriait et
réécrivait les grands récits mythiques et littéraires, de même que sa propre
histoire.
On
reconnaîtra dans cette remontée aux origines de soi et du père, Léon de Portanqueu
(dont le récit sapparente à une version
Nouvelle-France de la Genèse), les propres
souvenirs denfance de Ferron dans le comté de Maskinongé ainsi que des traces de
son passage en qualité de médecin généraliste au Mont-Providence, hôpital
psychiatrique pour enfants devenu lhôpital Rivière-des-Prairies.
Quant aux
sources littéraires de LAmélanchier, elles témoignent de la curiosité et
de léclectisme de son auteur qui, en faisant se côtoyer des grands classiques et
des ouvrages mineurs laissés pour compte par lhistoire littéraire, créait son
propre panthéon. Si le ton du roman doit beaucoup aux célèbres aventures dAlice
au pays des merveilles, cest à un ouvrage peu connu, Le sens de la direction
et lorientation chez lhomme de Pierre Jaccard, quil emprunte ses
démonstrations sur le rôle essentiel de lorientation domocentrique
dans la construction de lidentité.
Du propre
aveu de la narratrice, son récit emprunte également à une épopée de Jacques Cazotte, Ollivier,
à La flore laurentienne du frère Marie-Victorin (dont une citation a servi
dexergue), ainsi quà lobscur roman du terroir, naïf
et baroque , de lécrivain-menuisier Anatole Parentaux, La voix
des sillons, qui se voit ici élevé au rang duvre fondatrice en raison de
la définition du pays sur laquelle il se termine : Un pays,
cest plus quun pays et beaucoup moins, cest le secret de la petite
enfance...
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