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Présentation
Jacques Ferron

Les 7 vitrines

I. Visages de l'écriture
II. Jérôme Salvarsan
III. Aux sources de
L'amélanchier

IV. L'atelier du
Salut de l'Irlande

V. Le canon français
VI. Lecteur et
critique littéraire

VII. La vie des lettres

Liste des documents
Liens | Crédits

Site Jacques Ferron

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Bibliothèque nationale du Québec

IV. L'atelier du Salut de l'Irlande

irlande_chap.gif (98878 octets) irlande_pers.gif (25804 octets) irlande_caids.gif (48395 octets)

gif_40.gif (807 octets)La genèse du Salut de l’Irlande illustre de manière exemplaire le travail de “  réécriture  ” caractéristique de la pratique scripturaire de Ferron. Soumettant sans cesse ses œuvres à sa propre relecture critique, il avait l’habitude de revenir sur ses courts récits et historiettes, les remaniant et les retouchant en vue d’une republication sous un nouveau titre, ou encore pour les assembler en un seul ouvrage, les intégrer à un roman.
gif_40.gif (807 octets)Avant d’être publié sous une forme romanesque aux Éditions du Jour, Le salut de l’Irlande a paru en feuilleton, de février 1966 à avril 1967, dans L’Information médicale et paramédicale. Fondée par le docteur Roméo Boucher et dirigée par une amie et collègue de travail, le docteur Lorraine Trempe, cette revue médicale bi-mensuelle, parce qu’elle occupait une position périphérique par rapport aux périodiques plus littéraires, a été pour Ferron, de 1951 à 1981, un lieu de publication libre, ouvert et convivial.
gif_40.gif (807 octets)La parution en revue du Salut de l’Irlande correspond aux années les plus productives de l’écrivain : entre 1965 et 1973, il publie douze livres et des centaines d’historiettes et de lettres. Ce n’est que trois ans après cette première publication, soit le 10 décembre 1970, en pleine crise d’Octobre, qu’est lancé le roman, ironiquement dédié à Peter Dwyer, un ex-espion britannique qui à l’époque de la crise était, si l’on en croit Ferron, au service de l’Intelligence Service Branch de la Gendarmerie royale du Canada. Moins de trois semaines après le lancement, Ferron, qui avait fait de son jeune héros irlandais, Connie Haffigan, un Effelquois ayant pour mission de “ sauver l’Irlande ”, était appelé a joué le rôle de médiateur lors de la reddition des felquistes Francis Simard, Paul et Jacques Rose.
gif_40.gif (807 octets)Vraisemblablement inspiré par les événements d’Octobre, le roman reprend l’essentiel du feuilleton, mais le rend plus ouvertement politique et en fait une version plus concise. Il supprime en grande partie la chronique plus ou moins fictive des affaires municipales de Ville Jacques-Cartier, privilégiant ainsi l’histoire du clan irlandais, l’initiation politique et sexuelle du jeune Connie Haffigan et en réservant à son héros irlandais une fin plus déterminante, plus tragique.

 

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