Notes pour la biographie en détails
(Tirées de Jacques Ferron, polygraphe de Pierre Cantin, p. )

1. EXTRAIT du registre des baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse Saint-Léon-le-Grand, diocèse des Trois-Rivières, pour l'année mil huit cent quatre-vingt-dix:
"Le huit de juin mil huit cent quatre-vingt-dix, nous prêtre soussigné, avons baptisé Joseph-Alphonse, né ce jour, du légitime mariage de Benjamin Ferron, cultivateur, et de Victoria Lescadres, de cette paroisse. Parrain: Jean-Baptiste Auger, cultivateur, de cette paroisse; marraine: Marie-Louise Ferron, son épouse, lesquels ont déclaré ne savoir signer. Le père de l'enfant a signé avec nous.
(Signé) Benjamin Ferron
J.N. Tessier, ptre, curé."
2. Paroisse Saint-Alexis-des-Monts, Province de Québec, CERTIFICAT DE BAPTÊME
"Je, soussigné, certifie que Marie-Laure-Adrienne Caron, enfant de Georges Caron (occupation: cultivateur) et de Eugénie Bellerose, de la paroisse de Saint-Alexis-des-Monts, née le dix janvier 1899, a été baptisée le onze janvier 1899 selon le rite de l'Église catholique romaine, dans l'église de Saint-Alexis-des-Monts, par A.-0. Savoie, prêtre. Parrain: Hormidas Saint-Onge; marraine: Louise Bellerose.
Tel qu'il appert dans le REGISTRE DES BAPTÊMES de cette paroisse.
Le 2 août 1977
(Signé): Lucien Leblanc, curé."

3. "Mon père prenait le train pour aller au séminaire diocésain de T[rois]-R[ivières], où il a eu, quelque temps, pour condisciple un certain Maurice Duplessis qui n'aimait pas du tout les Irlandais."
[Moncton revisité], voir bibliographie, notice 1-9.

4. EXTRAIT du registre des baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse Saint-Léon-le-Grand, diocèse des Trois-Rivières, pour l'année mil neuf cent vingt:
"Le quinze janvier mil neuf cent vingt, vu la dispense de deux bans de mariage accordée par Mgr Ubald Marchand, vicaire général de ce diocèse en date du treize janvier courant, vu aussi la publication d'un autre ban faite au prône de notre messe paroissiale, dimanche le onze janvier courant, entre Alphonse Ferron, notaire, domicilié à Louiseville, fils majeur de Benjamin Ferron, cultivateur, et de Victoria Lescadres, de cette paroisse, d'une part; et Adrienne Caron, fille majeure de feu Louis-Georges Caron et de feu Eugénie Bellerose, de cette paroisse, d'autre part; ne s'étant découvert aucun empêchement, nous prêtre vicaire à la Cathédrale de Trois-Rivières, dûment autorisé à cette fin, avons reçu leur mutuel consentement de mariage et leur avons donné la bénédiction nuptiale en présence de Benjamin Ferron, témoin de l'époux, et de Hector Caron, témoin de l'épouse, qui, ainsi que les époux, ont signé avec nous.
(Signé) Adrienne Caron
J.-A. Ferron
Hector Caron
Benjamin Caron
Gust. Caron
H[ormidas] Deschênes, ptre"
Le célébrant est le cousin germain de J. -A. Ferron.

5. EXTRAIT du registre des baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse Saint-Antoine-de-Padoue, Louiseville, diocèse de Trois-Rivières, pour l'année mil neuf cent vingt et un:

"Le vingt janvier mil neuf cent vingt et un, nous, prêtre vicaire soussigné, avons baptisé Joseph-Jean-Jacques, né ce jour du légitime mariage de Joseph-Alphonse Ferron, notaire, et de Adrienne Caron, de cette paroisse. Parrain: Benjamin Ferron, grand-père de l'enfant; marraine: Victoria Lescadres, épouse du parrain ont ainsi signé avec nous. Lecture faite.
(Signé) J.-A. Ferron

Benjamin Ferron
Victoria Lescadres
E. Turcotte, ptre, vic."
Le document ajoute que JF a été confirmé le 29 mai 1929, par Mgr A.-O. Comtois.

6. Écrivain, épouse de Robert Cliche.

7. Peintre, membre du groupe des Automatistes. Signataire du Refus global.

8. Elle y retourne entre 1928 et 1930. Au début de 1931, elle fait un court séjour au Sanatorium

Cooke de Trois-Rivières. Elle meurt à la maison, le 5 mars 1931.

9. Il n'y fait que les cinq premières années du cours.

10. Affectueusement surnommée "Bécasse", elle fut la sœur préférée de JF. Sa mort, en 1968,
l'affectera grandement.

11. Les funérailles ont lieu le 9 mars et donnent lieu à un impressionnant déploiement.
EXTRAIT du registre des baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse Saint-Antoine-de-Padoue, Louiseville, diocèse de Trois-Rivières pour l'année mil neuf cent trente et un: "Le neuf mars mil neuf cent trente et un nous prêtre soussigné, avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse, le corps de Adrienne Caron, épouse de Joseph-Alphonse Ferron N.P., décédée le cinq courant, à l'âge de trente-deux ans, munie des sacrements de Pénitence, d'Eucharistie et d'Extrême-Onction, administrés par M. le Chanoine G.-E. Panneton, curé de la paroisse. Présents à l'inhumation: J. -A. Ferron N.P., son époux, Jacques Ferron, son fils et Gustave Caron soussignés avec nous. Lecture faite.
(signé) J.-A. Ferron
J.-J. Ferron
Gust. Ferron
Dr Maurice Caron
Paul Fleury
Georges Fleury, ptr. vic.
H. Deschênes, ptre"
Les enfants, à l'exception de la cadette, Thérèse, sont pris en charge par "deux servantes de Yamachiche, Florence et Marie-Jeanne Bellemare, qui furent, à notre insu et au leur, des sortes de mères" (IMP, 15 juin 1976).

12. Il y est pensionnaire et retrouve un Trifluvien, François Lajoie, qu'il a connu au Jardin de l'Enfance, et qui le suivra à l'Université Laval en 1941. En classe de syntaxe, JF semble être un excellent étudiant: il obtient, par exemple, 30/30 en zoologie et 26/30 en botanique. En mars 1935, il est l'un des nouveaux officiers élus de la Congrégation de la Sainte-Vierge avec, entre autres, Paul Gérin-Lajoie et Stanley Knox.

13. Le journal a été fondé le 24 février 1934 par le recteur du Collège, le père Oscar Bélanger. Publient également dans le journal, entre autres, Pierre Baillargeon, Paul Toupin, Roger Rolland, Carl Dubuc et Pierre Vadeboncoeur.

14. Le père Lucien Thibodeau, surveillant de récréation à cette époque et décédé depuis, nous a appris que JF, élève timide, était du genre "provocateur" et qu'il aimait bien faire des écarts au règlement. (Entrevue du 28 juin 1978). D'autres, par contre, tenaient JF en tout autre estime, à preuve, cet extrait d'une lettre de Pierre Vadeboncecur:
"Ferron n'était pas dans ma classe, mais une classe au-dessous. Je ne le connaissais presque pas, mais sa réputation faisait grand bruit déjà dans les cercles du collège. Il m'intimidait, je crois, non sans raison. Un jour, il m'a prêté un poème, écrit de sa main, sur une petite feuille. J'ai dû le lui remettre. Autant que je m'en souvienne, c'était un sonnet, quelque chose de très fin, de très artiste, d'un peu suranné, dans le goût de la Renaissance, ou qui me faisait en même temps penser à la peinture du XVIIIe, Fragonard, Watteau. De toute façon, ce poème était si charmant et d'une écriture si déliée et subtile qu'il ne pouvait être que d'un talent littéraire probablement exceptionnel. Je ne me souviens pas qu'il ait publié de vers dans Brébeuf.Son professeur de lettres, Robert Bernier, s.j., un homme pas mal extraordinaire et pour qui Ferron a conservé beaucoup d'admiration (il m'en parlait encore l'année dernière), ce Bernier qui m'avait enseigné un an auparavant, disait de lui, à l'époque, je m'en souviens encore, qu'il n'y avait aucune commune mesure entre ce que Ferron écrivait et ce que faisaient les autres. Il en parlait comme d'une différence de nature."
(Lettre de Pierre Vadeboncoeur à PC, le 25 avril 1977.)

15. La devise du conventum est "Vivre grand" et le conseil est ainsi composé (nous donnons, entre parenthèses, la profession exercée aujourd'hui - selon le père Lucien Thibodeau par ces brébeuvois):
Jacques Lavigne, président (professeur de philosophie - il a enseigné à Brébeuf -, JF utilisera son nom comme pseudonyme pour quelques lettres au Haut-Parleur);
Guy Pager, vice-président (juge à la Cour supérieure) François Lajoie, secrétaire (avocat, puis juge);
Valmore Valiquette, trésorier (à l'emploi d'Hydro-Québec)
Gérard Lamarche, premier conseiller (administrateur à la Place des Arts, Montréal);
Gilles Bernard, deuxième conseiller (médecin gynécologue)
Jacques Ferron, troisième conseiller (médecin généraliste)
Jacques Prince, quatrième conseiller (chirurgien).

16. C'est le premier texte de JF dans un périodique qui n'appartient pas à la presse étudiante. Le sonnet a paru sous le pseudonyme de Jacques Fréron.

17. Son père tente, sans succès, d'obtenir sa réintégration comme externe. Sortant d'un collège administré par les Jésuites où il aurait été exempté des examens prescrits par l'Université de Montréal pour l'obtention du baccalauréat ès arts, JF doit se remettre à l'étude des matières vues durant ses deux années de philosophie. Il échoue à l'examen de morale: cela explique

l'absence de son nom sur les listes des nouveaux bacheliers publiées par la presse montréalaise, en juin 1941. C'est au Collège de l'Assomption qu'il fait la connaissance de Pierre Laporte.
"JF, venant du Collège Brébeuf, a étudié au Collège de l'Assomption du mois de janvier au mois de juin 1941"
(Lettre de Fernand Boulet, 18 septembre 1980.)

18. Pendant le second conflit mondial, le cours de médecine est accéléré et l'enseignement se poursuit durant le semestre d'été. Lors de son séjour à Laval, les amis de JF, comme François Lajoie, sont tous en droit. Il fait ainsi la rencontre de Robert Cliche, qu'il présente à sa sœur Madeleine. Cliche deviendra son beau-frère. JF fait également partie des élèves-officiers du Corps-École d'Officiers canadiens.

19. Ex-aequo avec une autre étudiante, Paule Ladouceur.

20. Il figure ainsi parmi les onze finalistes qui partent en tournée (Shawinigan, Sainte-Foy, Sherbrooke). Il remporte l'une de ces joutes.

21. EXTRAIT du registres des baptêmes, mariages, sépultures et confirmations de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Nicolet, comté de Nicolet, P. Qué. L'an mil neuf cent quarante-trois:
"Le vingt-deux juillet mil neuf cent quarante-trois, vu la dispense de deux bans de mariage accordée par M. le Chanoine Émile Lauzière, ptre, chancelier, en date du dix-sept courant, vu aussi la publication de l'autre ban, faite au prône de notre messe paroissiale, le dimanche précédent et à celle de Louiseville comme il appert par un certificat du curé de la dite paroisse, entre Jacques Ferron, fils majeur de Alphonse Ferron et de Adrienne Caron de la paroisse de Louiseville d'une part, et Madeleine Therrien, fille majeure de Bruno Therrien et de Ida McCaffrey de cette paroisse d'autre part, ne s'étant présenté aucun empêchement à ce mariage, nous prêtre, curé, soussigné, avons requis et reçu leur mutuel consentement de mariage et leur avons donné la bénédiction nuptiale en présence de Alphonse Ferron, père et témoin de l'époux et de Bruno Therrien, père et témoin de l'épouse, lesquels, ainsi que les époux ont signé avec nous. Contrat de mariage fait et signé devant le notaire Alphonse Ferron de Louiseville, père de l'époux. Lecture faite.
(Signé) Magdeleine Thérien [sic]
J.-A. Ferron

Bruno Thérien [sic]
Wilfrid Messier, ptre, curé"

22. Parmi ces journalistes-étudiants: Robert Cliche et le comédien Pierre Boucher. JF participe, à l'occasion, à la mise en page du journal.

23. JF prononce des discours à Sainte-Thérèse et à Montmagny, à raison de $20 du discours. Choquette est réélu, mais son parti est défait par l'Union nationale, qui reprend le pouvoir avec 48 députés contre 37 pour le Parti Libéral. Ce dernier a obtenu 1,3% plus de votes que le parti de Duplessis.

24. Il nous a été impossible de consulter le dossier militaire de JF: le Service des archives et des recherches historiques des Forces armées canadiennes, à Ottawa, a, semble-t-il, "égaré" ce dossier . . .

25. À Longueuil, JF est chargé de faire passer des examens de licenciements. Il sollicite, et obtient, un poste à Grande-Ligne, près de Saint-Blaise, "sur la route de Saint-Jean vers les Cantons de l'Est et les États-Unis" (lettre de JF à PC, le 6 juin 1978), où l'Institut Feller est devenu un camp d'internement dont la garde a été confiée à un groupe de vétérans de la première grande guerre, surnommés les "Old Vets" (Veterans Guards).

26. Il est alors dépouillé de son grade de capitaine; la raison de cette décision remonte à son séjour à Camp Borden:

"À Borden, nous étions plus nombreux que les confrères anglais, ce qui veut dire que tous les officiers de mess que nous élûmes furent québécois. Cela attira l'attention du commandant du Medical Corp, un colonel, sur le phénomène que nous représentions. Minoritaires, nous n'étions rien; majoritaires, nous devenions intéressants. Les Anglais ne prennent au sérieux que la force. Or, ce colonel voulant fraterniser, il fallut lui payer à boire; à la fin de la soirée, il était pas mal saoul et on trouva moins onéreux de continuer à le traiter en lui faisant boire les fonds de verre qui traînaient dans le mess. Cela nous parut drôle. Mais deux jours après, nous n'y pensions plus alors que le colonel, qui l'avait appris, y pensait encore […]. J'eus des nouvelles de Borden: je n'avais pas réussi mon advanced training et devais le reprendre. Le commandant de Grande-Ligne eut beau plaider ma cause, il fallu retourner à Borden. Et là, notre majorité avait fondu…""
(Lettre de JF à PC, le 24 avril 1977.)

27. Refusant de parler anglais, il ne reste pas longtemps à ce "camp assez sauvage, juché dans les terres, le long de la baie de Fundy, près de Black Harbour". A Fredericton, il fréquente les Amérindiens de la réserve micmac.
(Entrevue du 20 septembre 1980.)

28. "Je l'ai connu au travers du père Robert Bernier. J'ai dû le rencontrer pour la première fois en 1946."
(Lettre de JF à PC, le 30 octobre 1980.)

29. Il emménage dans une maison encore en construction. Il précise, qu'à cette époque, il aurait bien aimé s'établir aux Îles-de-la-Madeleine; malheureusement la route ne s'y rendait pas.

30. "… ce sera de la Brown Corporation de La Tuque, que j'achèterai pour 5,000$ une maison à Rivière-Madeleine qui avait trois salles de bain".
(Lettre de JF à PC, le 1er avril 1977.)

31. Le père de JF s'était remarié avec Ida Méthot. Aucun enfant ne semble être né de cette union.
EXTRAIT du régistre des baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse Saint-Antoine-de-Padoue, Louiseville, diocèse de Trois-Rivières, pour l'année mil neuf cent quarante-sept:

"Le huit mars mil neuf cent quarante-sept, nous prêtre soussigné, curé de Saint-Philippe des Trois-Rivières, avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse, le corps de Mtre J.-Alphonse Ferron N. P., époux de Ida Méthot, décédé le cinq mars dernier à l'Hôpital Saint-Luc de Montréal, à l'âge de cinquante-six ans, muni des Sacrements de l'Église. Présents à l'inhumation plusieurs parents et amis, dont quelques-uns ont signé avec nous. Lecture faite.
(signé)Jacques Ferron
Paul Ferron
Aurèle Ferron
Rodolphe Ferron
Raymond Ferron Paul
Fleury notaire
H. Deschênes, ptre."

32. JF avait écrit son roman durant son séjour dans l'armée. Une grande partie en a été rédigée au camp de Grande-Ligne: "Je l'avais fini en sortant de l'armée. Je l'avais fait taper par la secrétaire de l'Unité sanitaire, à Nicolet."
(Entrevue du 20 septembre 1980.)

Ce roman portera ensuite le titre de "Jérôme Salvarsan" et ne sera jamais publié, JF jugeant qu'il dépeignait d'une manière trop réaliste, certains aspects de sa ville natale, Louiseville. Il servira tout de même à la confection de "la Créance" et de l'"Appendice aux Confitures de coings".

33. C'est par le biais de sa première femme que JF devient communiste. Communiste, elle l'était depuis la guerre, à Nicolet, au contact d'une famille Grenier: "Ça m'amusait qu'elle soit communiste . . ." (Entrevue du 20 septembre). Toutefois, il ne se déclare communiste qu'en 1948:
"Je me suis déclaré communiste au moment où, surmené par ma pratique en Gaspésie, je faisais une poussée de tuberculose, et cela fut utile à ma santé; je perdis mon allocation du Ministère de la Colonisation qui me permettait de joindre les deux bouts et je dus quitter cette province que j'aimais bien mais qui m'était malsaine."
(Lettre de JF à PC, le 7 octobre 1980.)
D'autres lettres au Canada s'ajouteront à cette prise de position et l'on comprendra pourquoi Duplessis ordonnera le retrait de l'allocation.

34. Au cabinet de consultation de la rue de Fleurimont, les clients se font rares et JF a le temps d'y rédiger sa première pièce, L'Ogre. C'est sa femme qui fait vivre le ménage en travaillant avec Madeleine Parent au sein de plusieurs syndicats d'allégeance communiste.
(Entrevue de JF avec PC, le 20 septembre 1980.)

35. La pétition est également publiée dans le Canada, livraison du 8 février. C'est à cette époque que JF rencontre Raoul Roy, alors à l'emploi de l'Union des Marins.
(Lettre de JF à PC, le 30 octobre 1980.)

36. Pierre Gélinas et Gui Caron, entre autres, avaient été invités comme orateurs à un ralliement organisé par le Council for World Peace, pour dénoncer le pacte de l'Atlantique. Jugée illégale, l'assemblée fut interdite par la police. On s'y rendit quand même en foule: JF était sur les lieux des échauffourées. Le lendemain, devant le recorder Léonce Plante, JF prétend qu'il était sur les lieux en simple curieux et nie être communiste. Comme il doit être hospitalisé dans quelques jours, le juge le déclare coupable d'avoir refusé de circuler, mais suspend la sentence.

37. "Je me suis séparé de ma première femme en entrant au Sanatorium anglais de Sainte-Agathe, si je puis dire, car je ne me suis pas remis avec elle, en sortant, deux mois après."
(Lettre de JF à PC, le 22 juillet 1977.)
Madeleine Therrien soumettra la demande de dissolution du mariage, en mars 1952, au Comité permanent des divorces du Sénat canadien.

38. JF avait entretemps vendu sa maison de Rivière-Madeleine.

39. C'est sur la recommandation de Jean Bruchési, qui avait acheté de JF quelques centaines d'exemplaires de l'Ogre, que celui-ci sollicita son admission à la Société.

40. L'ouvrage ne fut pas mis sur le marché, l'éditeur André Goulet se disant insatisfait de sa tenue typographique. (Lettre de JF à PC, le 7 avril 1978.)
Goulet nous a répété cet argument, lors d'une rencontre à son imprimerie, le 30 juin 1982. C'est JF qui se charge alors d'expédier des exemplaires de sa pièce à quelques critiques. Lucette Robert, dans un article que nous n'avons pu situer, "L'Humour de Jacques Ferron", publié le 21 mai 1953, mentionne explicitement cette diffusion.

41. Dix-neuf textes paraissent sous cette rubrique, le plus souvent écrits sur le ton de la polémique. Cette collaboration régulière à l'IMP se poursuivra jusqu'à la disparition du périodique, à l'automne de 1980.

42. ". . . cérémonie très intime: le pasteur dut fournir les témoins."
(Lettre de JF à PC, le 22 juillet 1977.)

43. Le concours, qui devait se terminer en décembre 1951, avait été lancé en janvier de la même année. Le premier prix était de 300$; le second, de 150$. Les textes soumis devaient répondre d'abord à deux conditions: "le conte ne doit pas dépasser dix pages dactylographiées [ . ] et être inédit" (Amérique française, janvier-février 195 1). Quelques mois plus tard, les participants devaient également s'assurer que leur conte ne soit "ni vulgaire, ni licencieux" (Amérique française, septembre-octobre 1951). Le jury n'ayant pu s'entendre sur le choix des deux lauréats, la directrice de la revue, Corinne Dupuis-Maillet, "sanctionne les prix comme suit: à Mme Germaine Guèvremont, 100$ pour "le Chambreur"; à Philippe La Ferrière, 100$ pour "l'Incorrigible"; à François Hertel, 50$ pour "De deux choses l'une"; à JF, 50$ pour "le Secret"; à Claude Delmas, 50$ pour "Plus de peur que de mal".

44. En fait, il emménage à l'étage du même immeuble situé à l'angle de la rue Briggs.

45. JF s'était vu confier la tâche d'écrire un roman-feuilleton hebdomadaire.

46. Prix de l'ouvrage: 1$.

47. La carte d'inscription au service du dépôt légal, à la Bibliothèque nationale du Canada, à Ottawa, mentionne que l'édition est épuisée (l'ouvrage se vendait 2$) et qu'une "réimpression paraîtra bientôt".

48. Prix de l'ouvrage: 1$, La première recension de l'œuvre ne paraît que le 4 mai 1957.

49. Gaston Miron est candidat dans Outremont-Saint-Jean. Le peintre Jean-Paul Mousseau avait réalisé un panneau publicitaire, intitulé "Ça ira", que le candidat Chartrand trouva un peu trop osé.

(Entrevue du 20 septembre 1980.)

50. L'éditeur, André Goulet, imprime cette édition à ses frais.

51. JF récolte 2,529 votes, se classant derrière le candidat progressiste-conservateur, Pierre Sévigny (18,637 votes) et le candidat libéral, Auguste Vincent (16,238 votes). Michel Chartrand, candidat du P.S.D. dans Lapointe, obtient 7,042 votes.

52. Prix de l'ouvrage: 2$.

53. On couronna l'œuvre d'André Langevin, L'Oeil du peuple.

54. La revue, "publiée tous les mois par les Éditions d'Orphée, [veut rester] libre et indépendante de tous les groupes politiques et littéraires". Parmi ceux qui occupent un poste au sein du comité de direction, mentionnons Michèle Lalonde, Guido Molinari, Yves Préfontaine, Fernande Saint-Martin, Michel Chartrand, Robert Millet, Patrick Straram, Pierre Vadeboncoeur. André Goulet, l'éditeur, s'amusera à nommer et à "dénommer" les directeurs.

55. Le même jour, Frank Scott présente une communication sur la littérature au Canada anglais.

56. La manifestation est organisée par la Société des amis de la Revue socialiste.

57. Cette association ne compta jamais plus d'une vingtaine de membres.

(Lettre de JF à PC, le 12 avril 1979.)

58. Il y est "imposé" par Paul Toupin.

59. Le texte de la pétition est repris dans le Petit Journal, livraison du 9 avril.

60. Trente-sept "artistes de Montréal, écrivains, collectionneurs, directeurs de galeries et amis des arts" signent cette lettre qui souligne l'excellent travail de Charles Delloye, envoyé en mission au Québec par le délégué général du Québec, à Paris, Charles Lussier.

61. JF a expédié le manuscrit de son roman à Réjean Robidoux, professeur à l'Université d'Ottawa, qui l'a remis au Centre de recherche en civilisation canadienne-française de cette université.

62. ". . . j'y étais, mais à titre d'intellectuel, comme Gérard Pelletier s'y trouvait contre le principe des deux nations ."
(Lettre de JF à PC, le 2 décembre 1980.)

63. Jean Éthier-Blais y prononce également une conférence.

64. Dans la catégorie "Poésie et art dramatique", le gagnant est Jacques Languirand; dans la catégorie des "ouvrages d'inspiration diverse", Gilles Marcotte.

65. Les instigateurs de cette publication sont du petit groupe qui lancera, à l'automne, la revue Parti pris.

66. Parmi les intellectuels qui participent à la naissance du Parti, Paul Ferron, Robert Cliche, Robert Millet ...

67. Prix de vente de l'ouvrage: 2$.

68. On y joue également une pièce de Georges Neveu, Le Colibri.

69. Prix de vente de l'ouvrage: 2$.

70. Jacques Larue-Langlois, Pierre Maheu et Jean Pellerin participent également au colloque.

71. Au même programme de ce spectacle intitulé "Canapés": Le Train, comédie dramatique de Michel Tremblay et Le Triangle et le hamac, satire de boulevard d'André Ricard. La pièce de Tremblay est retirée de l'affiche le 3 octobre. C'est une production du Centre d'Art canadien.

72. C'est Pierre Bourgault lui-même qui sollicite sa candidature. Il est soucieux de "balancer" un parti qui offre déjà quelques candidats de droite: "En 1966, Bourgault m'a demandé de me présenter dans Taillon et c'est alors que je suis devenu membre."

(Lettre de JF à PC, le 30 octobre 1980.)
JF est cependant toujours membre du Parti socialiste du Québec: au congrès de 1966, il fait du "rabattage pour le R.I.N." (Entrevue du 20 septembre 1980). Il quitte le P.S.Q. peu de temps après, "au moment où Parti pris a voulu rejoindre le P.S.Q." (Lettre du 30 octobre). Il démissionne du R.I.N., ensuite, au grand soulagement de Bourgault qui accepta sa démission avec grand plaisir: Ferron se situant, semble-t-il, un peu trop à gauche, pour le chef du parti.

73. Le catalogue de l'éditeur présente Papa Boss comme un "roman-fable [qui dépeint] les idoles, dieux et maîtres dont nous nous débarrasserons". La parution de l'œuvre était annoncée depuis janvier.

74. Le candidat du Parti Libéral, publicitaire et cousin de Pierre Laporte, Guy Leduc, récolte 8,627 votes; l'unioniste, Paul-Émile Labrosse, président d'une commission scolaire et parachuté par Daniel Johnson, 8,417 votes; JF, 4,097 votes; Robert Tremblay, du Ralliement national, 685 votes; Gaston Prévost, indépendant, 5 17 votes.

75. Yolande Chéné est la présidente et la fondatrice de ce syndicat qui s'est affilié à la C.S.N., le 28 avril. Les autres membres de la direction sont Jacques Lamarche, vice-président, et Suzanne Paradis, secrétaire et trésorière. Parmi les écrivains qui ont adhéré au syndicat avant son colloque du 20 mai: Claude Jasmin, Jacques Godbout, Gérald Godin, Gilles Vigneault, Gérard Bessette.

76. La première de cette tournée de trois mois a lieu à Valleyfield; la dernière, à Amos, en Abitibi. Pour la liste des villes visitées par la troupe, voir notice 1-1287.

77. Michel Beaulieu, Jacques Brault, Roger Foumier et Jacques-A. Lamarche complètent le conseil d'administration. Germaine Guèvremont, Jacques Godbout et Victor-Lévy Beaulieu sont élus au conseil de surveillance. Claude Jasmin, Michèle Lalonde et Jean-Guy Pilon sont responsables de la commission de crédit. L'un des projets immédiats de l'Association, qui regroupe une quarantaine d'écrivains, est la préparation et la mise sur le marché d'affiches, de feuillets bibliographiques et d'anthologies auditives.

78. Françoise Loranger, Claude Levac, Robert Gurik, Jean Morin et Marc-F. Gélinas sont aussi de l'atelier.

79. Marcel Dubé, Paul Hébert, Marc-F. Gélinas et Paul Buissonneault traitent également de divers aspects du théâtre québécois.

80. Trois écrivains originaires de la région trifluvienne sont aussi présents à ce colloque: Clément Marchand, Gérald Godin et Alphonse Piché.

81. En décembre 1969, il est sollicité par Jean Sisto pour occuper le même poste au Magazine MacLean. "Le Dr Ferron a collaboré au Petit Journal pendant plus d'un an. Il a cessé sa collaboration à sa demande même."
(Lettre de Roland Côté, chef de la rédaction, à PC, le 15 février 1971.)
Au moment d'expédier notre manuscrit à l'éditeur, JF nous a confié que certaines de ces chroniques ont été rédigées (ou du moins complétées) par Robert Millet, dit "Bagnolet": "Un article sur Luc Granger a fait du tintouin; or c'est Bagnolet, connaissant bien Granger, qui en était l'auteur [voir entrée 1-623]. Bagnolet était alors en chômage, je partageais le cachet avec lui. Il dactylographiait l'article et en rajoutait pour faire la mesure."
(Lettre de JF à PC, 12 juillet 1983.)

82. L'éditeur Claude Hurtubise avait refusé de publier le roman, "craignant les poursuites judiciaires".
(Lettre de JF à PC, le 23 août 1977.)

83. Madame Bednarski avait eu accès au manuscrit de l'ouvrage Jacques Ferron malgré lui, de Jean-Marcel Paquette, et avait échangé quelques lettres avec JF.

84. Il ne cesse pas pour autant sa pratique médicale à son cabinet de Longueuil. (Entrevue du 20 septembre 1980.) "J'ai quitté mon poste à Saint-Jean-de-Dieu où, pendant un an et demi, j'ai beaucoup appris, mais rien écrit que des évolutions mentales."
(Lettre de JF à PC, le 4 avril 1971.)

85. Il s'oppose ainsi à Jean-Yvon Lefebvre, son organisateur d'élection en 1966 et que le Parti Québécois choisit comme candidat officiel. Mongeau n'aura d'autre choix que de se présenter comme péquiste indépendant aux élections du 30 avril.

86. C'est à la demande de Jean Sisto, alors rédacteur en chef de la revue, que JF accepte de tenir cette chronique littéraire. Il quittera le MacLean à cause d'une "divergence d'opinion avec la direction". (Lettre de JF à PC, le 13 mars 1973.) Les manuscrits de ces chroniques mensuelles se trouvent dans le fonds MSS-207, département des manuscrits de la B.N.Q., à Montréal.

87. Le prix est décerné à Gaston Miron, pour son recueil L'Homme rapaillé.

88. L'annonce de cette décision a été faite par Gaston Miron, lors d'une conférence de presse.

89. Le prix est attribué à Georgette Lacroix pour son recueil de poèmes, Entre nous, ce pays.

90. L'achevé d'imprimer porte la date du 25 octobre 1971: l'ouvrage figure cependant sur la liste des best-sellers que compilait La Presse pour la semaine du 2 octobre.

91. "La médaille est venue plus tard, après le rattachement de V[ille] J[acques]-C[artier] à Longueuil. J'en ai été décoré en même temps que Mgr Coderre, le 3 janvier 1972."
(Lettre de JF à PC, le 21 avril 1978.)

92. Cette "Conférence des écrivains" accueille aussi Claude Jasmin, Hugh MacLennan et Irving Layton.

93. Sur le manuscrit dactylographié que conserve le département des manuscrits de la B.N.Q. (Montréal) dans son fonds MSS-55, JF précise que "maréchal ferrant" doit s'écrire sans trait d'union. Le manuscrit original se trouve dans le fonds MSS-131 et porte pourtant le titre suivant: "La Chaise de Maréchal-ferrant".

94. Le manuscrit de la préface est conservé dans le fonds MSS-131, au département des manuscrits de la B.N.Q., à Montréal.

95. Vingt-deux ouvrages avaient été proposés au jury que présidait Henri Queffélec. Parmi les membres de ce jury: Anne Hébert, François Hertel, Jean-Marcel Paquette et Jean Ménard. L'ouvrage de JF a été préféré aux Rumeurs d'Hochelaga, de Jean Hamelin.

96. Plusieurs de ces historiettes qui traitent, pour la plupart, de la Crise d'octobre 1970, furent photocopiées par le secrétaire de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et distribuées au Conseil d'administration de la société (Lettre de François-Albert Angers à PC, le 10 août 1973). Ces textes ont certes été pour beaucoup dans l'attribution du prix Duvernay 1972 à JF.

97. Cette conférence de presse assure au chef du parti une publicité monstre: sa photographie est diffusée "d'une mare à l'autre", à la une des journaux.

98. Il ne termine cependant pas au dernier rang. Gérard Pelletier, le candidat libéral, l'emporte facilement avec 11,235 votes, suivi par Jacques Lavoie (progressiste-conservateur), 6,199 votes; Raymond-G. Laliberté (N.P.D.), 4,515 votes; Gérard Contant (candidat indépendant), 2,175; JF, 879 votes, et Francine Lévesque (candidate sans étiquette), 338 votes. Se sont présentés, cette année-là, sous la prestigieuse bannière rhinocéros, des gens comme Raoul Duguay, Gaston Miron, Réginald Martel.

99. Le jury se composait de François-Albert Angers, Pierre de Grandpré, Gaston Miron et Réginald Martel.

100. Le manuscrit était prêt pour l'édition depuis plus d'un an: en retardant la parution de son recueil, JF permit à son éditeur, Gérald Godin, d'écouler le second tirage de la Nuit. L'hebdomadaire Québec-Presse annonçait, dès le 27 août 1972, la parution de ce recueil qui ne fut mis en circulation qu'en février 1973. Une erreur d'impression, sur le plat inférieur, fixe le prix de vente à 1,75$, alors que son prix de vente réel est de 4$.

101. Il soutient à nouveau que la Crise d'octobre a été délibérément montée par le gouvernement fédéral. Dès le 10 mai 1970, précise JF, Ottawa était bien décidé à mater le Québec et à utiliser les mesures de guerre.

102. JF a remis le manuscrit de ce radiothéâtre qui a pour sujet la Crise d'octobre, avant les élections fédérales de juillet 1972. C'était un texte de commande: on comprendra que ", un peu trop réalistes, n'[aient] pu passer qu'après les élections fédérales". (Lettre de JF à PC, le 27 mars 1973.)

103. Le prix est décerné à André Langevin pour son roman L'Élan d'Amérique.

104. Lettre de JF à PC, le 22 février 1973, L'auteur se propose de l'intituler "Lady MacBeth par les pieds".

105. Ce projet d'écriture dont parle Jean-Marcel Paquette (voir le Devoir, 31 mars 1973) est demeuré inédit: "Je ne l'ai pas fait [ . 1. Ce livre [La plus haute autorité] qui n'a pas eu lieu a donné des débris dans la dernière édition de Parti pris: Les Confitures de coings.."
(Lettre de JF à PC, 14 mars 1978.)

106. Il explique sa décision dans une entrevue publiée dans le Soleil (Québec) (voir bibliographie, notice 2-738).

107. Le fonds MSS-272 du département des manuscrits de la B.N.Q., à Montréal, conserve les manuscrits de quelques-uns des textes qui ont servi à la confection du recueil. Entre autres, "Claude Gauvreau", "Les Salicaires".

108. Le cours est donné par Jean-Cléo Godin et Laurent Mailhot, professeurs à l'Université de Montréal. Les 15e et 16e émissions sont consacrées à JF.

109. Le Parti a inscrit treize candidats au scrutin, entre autres, Victor-Lévy Beaulieu. Il se paie le luxe de permettre à un rhinocéros indépendant, Ghislain Valade, de contester l'autorité du chef en se présentant contre lui dans son propre comté. Les Éditions de l'Aurore publient une plaquette à l'occasion de ce grand safari électoral: Le Parti rhinocéros: tout ce que vous n'avez pas besoin de savoir sur un parti fédéral comme les autres.

110. La pièce ne sera présentée à la scène qu'en mars 1979, sous le titre La Tête de monsieur Ferron ou les Chians. En septembre 1978, le Théâtre d'aujourd'hui l'avait inscrite à son programme sous le titre "Soirée au pays du Docteur Ferron", d'après le Ciel de Québec, arrangement de Victor-Lévy Beaulieu (Le Devoir, 2 septembre 1978, p. 17).

111. Il obtient 2,36% des votes valides, contre 52,23% pour le candidat élu, Jacques Olivier, du Parti Libéral. JF peut tout de même se réjouir: il a battu le Rhinocéros indépendant, Ghislain Valade, qui n'a obtenu que 0,34% des votes. Les votes sont ainsi distribués: Jacques Olivier, 24,500; Fernand Bouffard (Crédit Social), 7,490; Noël Joanisse (Parti Conservateur), 7,267; Henri-François Gautrin (N.P.D.), 6,042; JF, 1, 110; Paul Lévesque (Marxiste-léniniste), 357; Ghislain Valade, 163.

112. La Fondation veut dénoncer "les écarts entre certaines politiques gouvernementales discriminatoires et les plaidoyers d'antan de Cité Libre sur une "(placard publicitaire, Le Jour, 1er avril 1975). Camille Laurin et Pierre Vadeboncoeur font aussi partie de ce comité provisoire.

113. Parmi les autres participants à ces discussions: Victor-Lévy Beaulieu, Jean Royer, Naïm Kattan.

114. Le prix de vente de ces ouvrages publiés en format de poche est fort abordable: 2,50$.

115. C'est une édition à laquelle JF a peu participé. C'est Jean-Marcel Paquette qui a choisi le titre ("Je lui [Paquette] ai déjà parlé de l'art de l'escarmouche et c'est à partir de là qu'il a choisi le titre." JF à PC, lettre du 13 juillet 1979.) et sélectionné les textes. Les trois dédicaces sont de JF, de même que les deux vers en breton, placés en exergue à la présentation.

116. Avec Quince Jam (Coach House, Toronto), c'est l'une des plus belles éditions d'un livre de JF.

117. L'oeuvre est toujours inédite: "Maski, fils de Maski ou le Pas de Gamelin" est un roman mal parti et confus auquel je n'ai pas travaillé depuis 1975. Je croyais pouvoir le reprendre et l'achever pour février [ 1977] je n'y ai pas encore touché."

(Lettre de JF à PC, 22 juillet 1977.)

118. JF n'a pas été consulté à propos de cette nouvelle édition que l'on publie rapidement pour profiter sans doute des retombées publicitaires du prix David: "... Dostie ne m'a rien demandé […] et surtout on a changé la disposition des textes: était à sa place entre les Confitures et , parce que le Notaire de da Créance> se retrouve dans ." (Lettre de JF à PC, le 14 mars 1978.)

119. D'abord intitulée Les Livres d'ici, cette publication hebdomadaire, subventionnée par le Conseil des arts du Canada, fut distribuée gratuitement aux journaux, de 1975 à 1982. JF y fait ccasionnellement la recension d'ouvrages littéraires québécois.

120. L'ocuvre ne paraît qu'à l'été de 1980, sans que JF révise le texte. À noter que le catalogue de VLB éditeur offre aussi les deux tomes de théâtre publiés chez Déom.

121. "J'ai fini par obtenir le prix David".

(Lettre de JF à PC, le 1er novembre 1977.)

122. La rencontre est une initiative de la Société des Écrivains canadiens.

123. Il affronte Pierre Trudeau, son ancien condisciple de Brébeuf. Trudeau l'emporte, naturellement, avec une confortable majorité. JF n'a pas participé activement à la campagne: ses supporteurs se sont contentés de présenter ici et là, son effigie, une reproduction photographique grandeur nature qui remonte au début des années soixante et signée Robert Millet. Elle avait été utilisée, en mars, pour la publicité de la Tête de monsieur Ferron ou les Chians. Les votes ont été distribués comme suit: Pierre Trudeau (Parti Libéral), 43,202 David J. DeJong (Parti Progressiste-Conservateur), 3,660; David C. Winch (N.P.D.), 2,093 Laflèche Trudeau (Crédit Social), 1,049; JF, 647; David G. Johnston (Communiste), 81; Robert Verrier (Marxiste-léniniste), 6 1. La fille de JF, Marie, candidate Rhinocéros dans Gamelin, a récolté 1307 votes.

124. Le seul élément nouveau de cette réédition: "une table des principaux personnages historiques", rapidement préparée par Jean-Marcel Paquette; cette table n'est pas dénuée d'erreurs.

125. Au début de la campagne, l'Éminence de la grande Corne abdique son poste et n'a pas l'intention de se présenter aux élections. Le Parti le sollicite et il accepte:
"Je demeure à présent à Saint-Lambert, dans le comté de Laprairie, et l'on a eu recours à moi parce qu'un jeune marxien, se faisant passer pour rhinocéros, avait obtenu l'investiture avec l'intention de ne pas se présenter dans le but de laisser toute la place que se partagent les partis mineurs et où la part qu'y prend le Rhinocéros offense leur sérieux. Donc c'est bien moi qui fus candidat dans Laprairie, déchu de mon titre d'Éminence, pour une dernière campagne. Je crois comme vous que le Rhinocéros a fait son temps."

(Lettre de JF à PC, le 11 juin 1980.)
Le candidat du Parti Libéral, Pierre Deniger, est élu avec 36,842 votes; suivent Jean-Claude Bohrer (N.P.D.), 5,894; Thérèse L'Écuyer (Progressiste-Conservatrice), 4,960; JF, 1,868; Maurice Roy (Crédit Social), 948; David Beaulieu Chamberlain (?), 297; Christian Labelle (Union Populaire), 222; Joceleyne Éthier (Marxiste-Léniniste), 87.

126. Ce périodique remplace l'Information médicale et paramédicale achetée par la maison MacLean-Hunter de Toronto. JF y publie deux historiettes ainsi qu'une vingtaine de courts textes réunis sous le titre < Le Pas de Gamelin". Il sera membre du "comité directionnel" à compter du 3 février.

127. Le directeur de la maison d'édition, Victor-Lévy Beaulieu, réserve une agréable surprise à JF: sa sœur Marcelle a réalisé, et de superbe façon, les illustrations des plats supérieurs des ouvrages.

128. Au sommaire de ce dossier préparé sous la responsabilité de Jacques Pelletier "L'écrivain est un cénobite", entrevue réalisée par Jacques Pelletier et Pierre L'Hérault "De la Nuit aux Confitures de coings - le poids des événements d'Octobre 1970" (Jacques Pelletier); "Les Poètes de la Confédération dans les Confitures de coings de Jacques Ferron" (Guy Monette); "La Fondation fantastique" (Philippe Haeck); "Jacques Ferron et les écrivains" (Donald Smith); "Vers une mythologie de la renaissance: le Saint-Élias" (Neil B. Bishop) -, "Bibliographie sélective de Jacques Ferron" (Pierre Cantin).



NOTES
1921-1935
1936-1945
1946-1955
1956-1961
1962-1965
1966-1968
1969-1970
1971-1972
1973-1974
1974-1976
1977-1978
1979-1985

   
 
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