Historiettes, chroniques et essais

2006

 

 

Chroniques littéraires, édition préparée par Luc Gauvreau, préface de Ginette Michaud, Montréal, Lanctôt éditeur, cahier Jacques-Ferron, no 14, 642 pages.

160 textes publiés dans Le Petit Journal, Le Maclean, Livre d'ici, Le Devoir, Parti Pris, Québec Presse...

Savant critique du "milieu", Ferron trace dans ces textes qui s'échelonnent sur vingt ans un portrait aussi caustique qu'éclairant du petit monde littéraire québécois et de ses cercles, institutions naissantes, maisons d'édition, prix et mondanités.

 


2006

Jacques Ferron, La charrette des mots, présentation de Luc Gauvreau, Trois-Pistoles, éditions Trois-Pistoles, coll. "Écrire", 2005, 126 pages.

"Cette petite anthologie se compose d'une vingtaine de textes. Aux côtés des oeuvres publiées, dont certaines assez connues, une dizaine d’inédits ajoutent des réflexions complémentaires ou abordent des sujets que Ferron a peu développés ailleurs.
Conférence inédite, lettre à un ami ou réponse à une enquête, extraits de roman et d’essai, fragments autobiographiques et dialogue dramatique, l’éventail des textes permet de parcourir une variété de genres littéraires.

Dans ces fragments d’œuvres réunis ici, le lecteur qui tendra l’oreille et ouvrira les yeux rencontrera, sans doute, Jacques-al-Louarn, barde et renard, écrivain et conteur, avec ses flèches et ses mélodies nombreuses, avec sa mémoire conservatrice de tant d’autres, écrites ou parlées. " (Extrait de la présentation de Luc Gauvreau)


2003

Jacques Ferron, Éminence de la Grande Corne du Parti Rhinocéros, édition présentée et préparée par Martin Jalbert, Outremont, Lanctôt éditeur, Cahier Jacques-Ferron, 10, 2003, 188 p.

"Fondé la même année que le FLQ, le Parti Rhinocéros usa de la dérision comme d'une arme, à laquelle il prêtait des vertus supérieures à celles des explosifs. Composé à la base par des médecins, des avocats et des journalistes, l'organisme se proposait de court-circuiter une rhétorique politique qui contribue au désengagement dont sont depuis longtemps susceptibles les citoyens québécois.

À sa présentation chronologique de l'intégralité des textes "Rhinocéros" de Ferron (une trentaine, dont certains inédits), Martin Jalbert a ajouté un dossier de la réception médiatique du Parti, de même qu'une brève galerie des principaux adversaires politiques de Ferron et une chronologie allant jusqu'à 1993. Cette année-là, le glorieux animal devait succomber à une nouvelle loi portant à 1 000 $ le montant exigé pour chaque candidat aux élections fédérales. Dix ans plus tard, au sortir d'une campagne provinciale relativement morne, on rêve d'initiatives aussi régénérantes." (Thierry Bissonnette, Au fil des événements, Université Laval, 24 avril 2003.)



2000 Textes épars I, Outremont, Lanctôt éditeur, Cahiers Jacques-Ferron, no 5, 2000.
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Textes épars I
Les textes, plus d'une centaine, proviennent principalement de trois périodiques: le journal Brébeuf, Le Carabin (périodique des étudiants de l'Université Laval) et L'Information médicale et paramédicale.

Les écrits que l'étudiant Ferron fit paraître entre mars 1935 et octobre 1944 appartiennent à plusieurs genres — essais, poèmes, maximes, contes — et annoncent le polémiste. Quant aux productions du médecin-écrivain — d'octobre 1948 à décembre 1959 — elles intéresseront lecteurs et lectrices par leur côté autobiographique et leur vision critique de la profession médicale. Elles présentent également les premières chroniques du critique littéraire, manifestement intéressé par les production dramatiques montréalaises, et qui, parfois, deviennent prétextes à dénoncer petits et grands mythes de notre histoire avec l'apparition des «historiettes».
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1991 Le contentieux de l'Acadie, VLB, 1991, 271 p.
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Le contentieux de l'Acadie
Dans ce recueil de textes dont le titre rappelle un long reportage paru dans L'information médicale et paramédicale, en 1966--1967, Jacques Ferron se fait historien, sociologue, critique littéraire et le plus souvent pamphlétaire, pour tracer de la minorité acadienne — composée de Cayens, de Chiacs et de Brayons — un portrait sévère mais juste.

Dès son premier voyage à Moncton, à l'occasion d'un congrès de l'Association de l'arriération mentale, tenu en septembre 1966, «I'Admirable docteur» avait diagnostiqué l'état agonique de la francophonie hors Québec. Aussi annonçait-il les dangers d'un bilinguisme qui ne saurait être profitable qu'aux anglophones, avant même son institution par Pierre Elliott Trudeau, quelques années plus tard. Pour Ferron, la francophonie ne pouvait être viable qu'au Québec: la situation des Franco-Ontariens, pour lui, en était une éloquente démonstration.

Le présent ouvrage illustre, une fois de plus, les profondes préoccupations nationalistes de Jacques Ferron et l'amour qu'il vouait à son peuple et à sa langue. S'ajoute à ces propos visionnaires l'appréciation critique d'oeuvres de création d'auteurs acadiens tels Antonine Maillet, Régis Brun et Bertrand B. Leblanc.

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1975 Escarmouches II, Leméac, 1975, 227 p.
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Escarmouches II
(Voir Escarmouches I)
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1975 Escarmouches. La longue passe, Leméac, 1975, 391 et 227 p.
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Escarmouches. La longue passe
Écrivain prolifique, Jacques Ferron (1921-1985) a pratiqué presque tous les genres littéraires. Son immense talent a été reconnu par l'attri-bution du prix David en 1977. Dans ses Escar-mouches, Ferron s'intéresse à la réalité sociale, politique et littéraire du Québec, ce «pays incertain» qu'il ne craint pas de dénoncer, sans négliger l'ironie et l'humour.

«Les textes que l'on peut considérer comme épars de Jacques Ferron […] peuvent se regrouper d'eux-mêmes dans un même ordre: la polémique. D'où sans doute le titre d'Escarmouches que l'auteur a lui-même tenu à leur donner et qui leur conférait une allure guerrière. Ces textes occupent, à dire vrai, dans l'ensemble de la production ferronienne, de par leur caractère même, la place d'un véritable genre - ni fiction ni essai. Ils manifestent principalement l'impatience. Or il n'y a pas des milliers de raisons de s'impatienter. Notre société, en quelque sorte, nous les impose.»

(Jean Marcel)

(Présentation de la réédition partielle dans la Bibliothèque québécoise en 1998)
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1973 Du fond de mon arrière-cuisine, Éditions du Jour, 1973, 290 p.
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Du fond de mon arrière-cuisine
Un ouvrage de réflexion constitué d'essais passionnants sur le conte, notre petite et grande histoire, la littérature et les hommes qui la font. Beaucoup plus qu'un recueil d'historiettes, un livre qui participe à tous les genres, en particulier dans ce texte intitulé Les salicaires, interrogation profonde et émouvante sur l'héritage et la pérennité du monde québécois, interprétés dans l'éclairage de l'oeuvre de Ferron et de la mort des poètes Claude Gauvreau et Sauvageau. Un livre très important.

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1969 Historiettes, Éditions du Jour, 1969, 182 p.
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Historiettes


Le parti pris d'intelligence de Jacques Ferron en fait un écrivain à part, assez étranger a sa génération. Ses articles d'actualité sont ce qui se fait de mieux au Québec dans le genre, puisque nos chansonniers, au sens français, ont l'humour plutôt tragique. Dans «Historiettes», il est question d'actualité actuelle mais aussi d'actualité ancienne. Si vraiment «on ne peut assumer que le passé qu'on a vécu», comme le prétend Ferron, il faut chercher dans ce que nous sommes aujourd'hui les récoltes de nos anciennes semailles. Ferron le fait et il n'est pas étonnant qu'il s'y amuse et qu'il nous amuse. Aucun «grand homme» n'est épargné par la verve intarissable de notre historien malgré lui. Ni Lionel Groulx, ni Claude Wagner, ni Jacques Cartier, ni Champlain, ni Maisonneuve («une sorte d'imbécile»), ni La Dauversière (qui selon Ferron aurait servi de modèle à Molière pour le personnage de Tartuffe), ni même Jeanne Mance («une rabatteuse») qui serait plutôt, selon une certaine école, une grande femme. Ferron aime l'histoire de notre peuple; il n'aime pas l'histoire de ses «héros». Il n'aime pas nos historiens et il les ridiculise avec une délicieuse mauvaise foi. Ces «historiettes», peu connues, sont à lire et à savourer, sans faute.

Réginald Martel, La Presse

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