Lettres aux journaux, correspondances privées et entretiens

2005

 

Victor-Lévy Beaulieu et Jacques Ferron, Correspondances, Trois-Pistoles, Éditions Trois-Pistoles, 2005, 116 p.

Deux "monstres sacrés", Jacques Ferron et Victor-Lévy Beaulieu, ont échangé une vingtaine de lettres au cours de leur longue relation.
Présentées par l'éditeur de Trois-Pistoles, ces "correspondances" viennent de faire l'objet d'une émouvante lecture aux Correspondances d'Eastman, dans une mise en scène de Lorraine Pintal.

"C'est tant par le temps qui passe entre les lettres elles-mêmes que par la tension qui s'en dégage par moment qu'on sent les tempêtes rugir en leurs coeurs et en leurs esprits, sans toutefois jamais que ni l'amitié ni le respect en soient entachés." (Michel Vézina, Ici)


2004

 

 

Jacques Ferron et Pierre Baillargeon, Tenir boutique d’esprit. Correspondance et autres textes (1941-1965), édition préparée par Marcel Olscamp et présentée par Jean-Pierre Boucher, Lanctôt éditeur, Cahiers Jacques-Ferron, no 11, 2004, 146 p.

"Votre personnage m’importe, mais m’importe davantage le rôle, que je vous ai confié, sans que vous l’ayez recherché, d’être au-dessus de moi et d’être aussi mon maître. Il m’en faut au moins un; vous êtes encore le seul, ici au pays, qui gardiez le pas sur mon irrévérence. Si vous partez, vous ne laissez que farce derrière vous et je ne suis plus qu’un brigand tout cru. (Jacques Ferron, 07/06/48)

[…] je sais l’estime et l’amitié que tu gardes à tes anciens maîtres. Et tout ce paragraphe doit te faire prévoir quelle réception on fera à tes contes. Et tandis que je t’écris ces belles choses, les poules qui marchent en hochant la tête, m’approuvent toutes. Le chien se gratte la tête, mais il a des puces : au fond, il est de mon avis. Dépêche-toi de me contredire, mon cher Jacques." (Pierre Baillargeon, [août 1948])


2004

Jacques Ferron et André Major, "Nous ferons nos comptes plus tard...". Correspondance (1962-1983), édition préparée par Lucie Hotte et présentée par André Major, Lanctôt éditeur, Cahiers Jacques-Ferron, no 12, 2004, 126 p.

"André Major, alors secrétaire aux Éditions du Jour, écrit un jour de mars 1962 au docteur Jacques Ferron, qu’il a déjà rencontré à quelques reprises, et un dialogue s’engage qui se poursuivra deux décennies durant.

L’écrivain de vingt ans commence d’abord par s’affirmer d’une manière un peu juvénile pour ne pas trop montrer l’admiration qu’il voue à son aîné, puis une sorte de connivence fraternelle s’insinue dans leurs échanges où, peu à peu, apparaissent des personnages marquants des années soixante et soixante-dix, période qui verra une nouvelle génération d’écrivains s’imposer autour de la revue Parti pris, tandis qu’une première vague terroriste mettra à dure épreuve une révolution prétendument tranquille." (Extrait de la présentation de Lucie Hotte)



2000 «Vous blaguez sûrement...»,
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«Vous blaguez sûrement...»
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1998 Laisse courir ta plume. Lettres à ses soeurs 1933-1945, Outremont, Lanctôt éditeur, Cahiers Jacques-Ferron no 3, 1998, 123 p.
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Laisse courir ta plume. Lettres à ses soeurs 1933-1945
Ces soixante lettres, Jacques Ferron les écrit au moment où il est «éloigné de sa famille et de sa ville natale, Louiseville, «exilé» en quelque sorte dans les collèges classiques de Montréal où il poursuit ses études. Il rompt sa solitude en écrivant régulièrement à ses trois soeurs, Madeleine, Marcelle et Thérèse, elles aussi pensionnaires. Prenant très aux sérieux son rôle de frère aîné, il supervise leurs rencontres et leurs lectures, leur prodigue conseils et anathèmes et, surtout, les encourage à écrire à leur tour. Ces lettres de jeunesse, à la fois tendres et ironiques, portent déjà le sceau du futur écrivain et révèlent ses apprentisssages littéraires. Dans ces relations épistolaires avec ses soeurs, s'esquisse déjà, entre les lectures scolaires et les préférences personnelles qui s'affirment, tout une réflexion sur l'écriture.»
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1997 Par la porte d'en-arrière. Entretiens [avec Pierre l'Hérault], Outremont, Lanctôt éditeur, 1997, 318 p.
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Par la porte d'en-arrière. Entretiens [avec Pierre l'Hérault]
Jacques Ferron affectionnait particulièrement les histo-riettes, parce qu'elles lui permettaient, disait-il, d'«entrer par la porte d'en arrière» et de surprendre la «vie sans apprêt». Ces entretiens , sans forcer l'intimité ni jamais tom-ber dans la futilité, auront permis à cet écrivain, un des plus grands, de mieux se raconter. Les lecteurs, eux, y compren-dront que souvent son humour et son ironie masquent ses doutes sur son oeuvre, sur lui-même et sur le pays incertain.

«Quant à ceux et celles qui sont moins familiers avec Ferron, explique Pierre L’Hérault dans sa présentation, puissent-ils prendre plaisir à découvrir à travers cette sorte d'autoportrait l'observateur perspicace qu'il fut, opposant aux discours convenus ses interprétations personnelles, volontiers provocatrices et déconcertantes mais toujours pénétrantes, cher-chant à comprendre, à dire et à favoriser cette «mutation de l'espèce» québécoise au creux de laquelle, pour reprendre ses termes, il s'est trouvé; puissent-ils surtout être conduits à l'oeuvre d'un écrivain qui a toujours cherché à tenir en respect l'intolérable par la beauté, qui n’a jamais cessé de croire au pouvoir de la volonté sur le réel, c'est-à-dire au pouvoir de l'imagination, de la fantaisie, de l'écriture.» Ces entretiens ont été réalisés en 1982, quelques années avant le décès de Jacques Ferron.

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1997 Papiers intimes, Outremont, Lanctôt éditeur, Cahiers Jacques-Ferron no 1-2, 1997, 444 p.
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Papiers intimes
Les textes rassemblés dans cette première livraison des « Cahiers Jacques-Ferron » ont pour visée d'éclairer un aspect demeuré à ce jour un peu en retrait de l'oeuvre de Jacques Ferron: l'écriture autobiographique ou, pour être plus précis, les fragments de son double roman familial, encore pour une large part inédit. Ces textes permettent de mesurer pour la première fois l'investissement considérable de Ferron dans ce genre, un engagement beaucoup plus profond qu'il n'y paraissait à partir des seuls textes publiés de son vivant.À la manière des deux côtés, Guermantes ou Méséglise, qui ordonnent les promenades de la Recherche de Proust, le roman familial de Ferron se divise en deux parts, selon qu'il interroge la branche paternelle ou maternelle de son arbre généalogique. C'est ce double héritage légué par les figures parentales qui arti-cule ici tant les fragments autobiographiques de Ferron que les deux portant sur ces papiers de famille. Ginette Michaud retrace, dans «Fragments d'origine», l'essentiel de l'héritage légué par le père, des lettres de jeunesse aux textes autofiction-nels des années soixante-dix. Patrick Poirier explore, dans «Feu Jean-Jacques, ou le legs maternel», l'autre versant de cet héri-tage, celui qui, avec la perte du nom, marque davantage le défaut de l'autobiographique chez Ferron.<
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1990 Une amitié bien particulière - Lettres de Jacques Ferron à John Grube, Boréal, 1990, 255 p.
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Une amitié bien particulière - Lettres de Jacques Ferron à John Grube
Jacques Ferron était un grand épistolier. Les lettres aux journaux, dans lesquelles il épinglait la bêtise, sont restées inoubliables. Ce que l'on connaît moins de lui, c'est la correspondance intime.

John Grube nous en livre ici un aspect inédit. En 1971, ce dernier répondait privément à une lettre ouverte que Jacques Ferron avait fait paraître dans Le Devoir et où il émettait de sérieux doutes sur la «version officielle» de la crise d'Octobre. Une correspondance se noua en même temps qu'une amitié - forcément «particulière» — entre ces deux hommes que tout semblait éloigner sauf leurs sympathies de gauche. Il est question, dans ces lettres, du destin national québécois, de la littérature, de l'Église, de la sexualité, de la folie, et, bien sûr, d'Octobre, que Ferron interprétait comme une vaste provocation montée par la droite.

Jacques Ferron se situait au cœur de la mémoire et de l'espoir québécois. Vingt ans plus tard, ses lettres de médecin, d'écrivain, de politique et d'ami se lisent avec étonnement et plaisir. Ferron est là tout entier.

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1988 Le désarroi - correspondance, VLB, 1988, 176 p.
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Le désarroi - correspondance
Jacques Ferron se serait-il, de son vivant, opposé à la publication de ces échanges de lettres entre lui et le psychanalyste de renom Julien Bigras, lettres écrites pendant une période de deux ans sans que l'un et l'autre ne se rencontrent jamais? On ne le saura jamais. Mais ce que le lecteur saura, lui, à la lecture de ces lettres et de ces quelques textes inédits publiés en annexe, c'est qu'il s'agit là de propos d'une valeur inestimable. Propos qui intéresseront autant les lecteurs et lectrices habituels de l'écrivain Jacques Ferron et du psychanalyste Julien Bigras — le premier ayant oeuvré pendant quelques années dans un département hautement suspect de l'institution psychiatrique, celle de la folie des femmes, et le second, psychanalyste de formation, ayant écrit certains ouvrages de «fiction» qui nous ont fait connaître l'écrivain qui sommeillait en lui —, mais aussi ceux et celles que touchent, de près ou de loin, toutes ces questions que l'on se pose à propos de la folle des hommes et des femmes.

Loin d'être un ouvrage impudique où seraient dévoilés certains aspects intimes de la vie de ces deux écrivains et médecins, le Désarroi, au contraire, nous entraîne au coeur même de ces questionnements essentiels, salutaires, qui sont à la base de toute littérature.

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1985 Les lettres aux journaux, VLB, 1985, 586 p.
Les lettres aux journaux
Polémiste, Jacques Ferron a usé abondamment de la lettre ouverte pour exprimer sa vision humaniste et critique de la réalité québécoise. De 1948 à 1982, près de deux cents de ses textes ont trouvé place dans les colonnes que les journaux réservent aux lettres des lecteurs et des lectrices. D'ordinaire, ces lettres vieillissent mal, trop engagées qu'elles sont dans une actualité éphémère qu'elles ne dépassent que rarement. Celles de l'écrivain Ferron, elles, grâce au talent de leur auteur, échappent à ce destin.

Plusieurs années après leur insertion dans les journaux, elles conservent un intérêt certain; un bon nombre ont même valeur de document à la fois d'histoire et d'actualité. Les propos de Ferron sont ceux d'un érudit, d'un écrivain passionné, amoureux de son pays et de son peuple. Voici donc un ouvrage tout empreint de la pensée de Ferron, où l'intelligence ne fait jamais défaut, une pensée qui ne connaît pas les sentiers battus et qui représente le meilleur de notre production intellectuelle des dernières décennies.

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