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PIERRE CANTIN
L'auteur par lui-même
Jacques Ferron,
polygraphe
Essai de bibliographie
suivi d'une chronologie
(Préface de René Dionne)
Vers le module de recherche
La connaissance de l'oeuvre polymorphe de Jacques Ferron,
publiée sinon éparpillée dans plus d'une soixantaine de maisons d'édition, de revues
et de périodiques durant près de cinquante ans, ne serait pas ce qu'elle est sans la
publication de cet «ouvrage de recherche fondamentale» (R. Dionne). Cette bibliographie
exhaustive de Pierre Cantin est devenue rapidement la Bible des études ferroniennes, ou
mieux, l'équivalent du catalogue Koechel pour le classement des 700 oeuvres de Mozart,
puisqu'un jour on fera sans doute référence au Saint-Élias en mentionnant «C.
39», comme «K. 525» correspond à La petite musique de nuit de Mozart! Jacques Ferron, polygraphe représente aussi un document précieux pour connaître la littérature
québécoise et son institution au XXe siècle.
En plus de la première partie disponible maintenant en ligne, le Polygraphe
contient aussi la totalité de ce qui a été écrit sur Ferron jusqu'en 1984. Pierre
Cantin a répertorié ainsi près de 3 000 documents, de la thèse de doctorat à la
mention du nom de Ferron dans L'Église canadienne de janvier 1970 (notice
2-2853)!!! Éventuellement, l'ensemble de ce travail sera disponible à nouveau en ligne
pour réparer le pilonnage de cette somme essentielle à la connaissance de l'oeuvre de
Ferron.
Avec l'aide de ses nombreux collaborateurs, Pierre Cantin a aussi
révisé, préparé, annoté et participé à l'édition de plus d'une dizaine d'oeuvres
de son Docteur admirable: Les pièces radiophoniques, L'amélanchier,
Les roses sauvages, Le ciel de Québec, Le Saint-Élias, La
conférence inachevée, Les lettres aux journaux, Le contentieux de
l'Acadie, Gaspé Mattempa. Ce dévouement gratuit fait dans l'ombre des grands
honneurs vient de mériter à l'auteur du Polygraphe le titre d'Éminence de la Grande Note. C'est au cours d'une
rencontre amicale qu'un diplôme lui
fut remis par Madame Madeleine Lavallée-Ferron au nom de la Société des Amis de Jacques
Ferron à l'occasion du colloque Éditer Ferron, tenu dans
le cadre du congrès de l'Acfas à Ottawa le 14 mai 1999.
De plus, il est un bibliographe émérite qui a publié avec René Dionne plusieurs
ouvrages de référence.
Pierre
Cantin par lui-même
A d'abord fait métier de piqueheure (terme qui désigne ceux qui
débusquent les antiquités) : il a en effet rapaillé le corpus ferronien ! A publié ses
rapaillages, qui valent bien ceux du Chanoine! (Et vlan!)
A connu, comme l'Éminence de la Grande Corne, les douleurs du pilon! Ah, ces jésuites!
Puis, audacieux, a édité, ou réédité un peu moins d'une dizaine d'oeuvres... (dont
celui qui viendra tantôt...) de l'Admirable Docteur, avec l'aimable complicité de
quelques fanas de la grande ferronnerie : Marie Ferron, Paul Lewis, Roger Blanchette, Luc
Gauvreau, Marcel Olscamp, Gaétane Voyer (quelques-uns d'entre eux sont depuis devenus des
célébrités!), sans oublier le comparse Jacques Lanctôt, dont il tient à souligner la
patience et la générosité.
Il fut le premier Rhinocéros francophone à traverser, en tenue de combat, la
rivière des Outaouais pour s'assurer de la loyauté des gendarmes de sa gracieuse
majesté Bébette, au cas zoù la grosse bébête grise aurait pris le pouvoir! Tire sa
pitance de son emploi de précepteur dans un zoogeppe à quelques pas des ruines hantées
de Mackenzie King...
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