I
Le vent de
terre dont on
a peur
II
Le capitaine en avait marre du cabotage
Il mit le vent de terre dans ses voiles
Et monta vers la haute mer
De la poupe il vit les montagnes de la côte
Crouler les unes sur les autres
Puis sabîmer
Alors son bateau cessa de monter
Le capitaine dit a son second :
Vois, nous ne montons plus
Le terre est ronde
Nous ne montons plus
Ce sont les eaux qui descendent.
Et il cria aux matelots :
Plantez le grand mât
Sur le faîte du monde.
Et le capitaine se coucha dans son hamac :
Ce nétait plus le vent de terre,
Cétait celui du ciel,
Quil avait à présent dans ses voiles,
Des amas de lumières
Éclaboussaient le pont
Et Lespace qui nétait plus contenu
Sécroulait
Et coulait sur le pont
Et coulait sur eaux
Pour sabîmer à lhorizon
Dans des cataractes inconnue[s]
Le capitaine sendor[t]
Son bateau sur le dôme des eaux
Avance mais ne bouge pas guère
Le faîte du monde le suit
Sa proue
Sa poupe
À bâbord
À tribord
Il est tourné vers le ciel
Il déchire lespace
Vers les 4 points cardinaux
III
La découverte du Canada,
la Gaspésie
Madame Marie de Petite-Anse
La montagne de la table
IV
Les cérémonies de Sagard |